
7.8.14
„Gegen Rassismus und rassistische Diskriminierung ankämpfen“

Les hommes politiques doivent combattre l’islamophobie ambiante
Disponible ici.
La même tribune a été publiée en anglais sur le site EU Observer (disponible ici) sous le titre: "Anti-Muslim violence: a wakeup call for European Governments".
2.7.13
"Tintin Nyssen Chez les Musulmans"
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| (c) SudPresse |
Je vous remercie au passage de faire main basse sur la revendication de « laïcité ». Peut-être vous apprendrais-je qu’il n’y a pas qu’une seule façon de comprendre la laïcité et qu’existent d’autres approches, tout aussi laïques que la vôtre, mais bien moins exclusivistes. Enfin, je souhaiterais vous informer que l’école ne fait pas partie, à proprement parler, de la « sphère publique » comme vous semblez le considérer. L’école est un espace public, nuance de taille, mais qui semble vous échapper.
Comme vous y allez ! Quelle soupe ! Juste une petite piqûre de rappel à propos de l’histoire de l’Europe : il n’y pas de séparation de l’église et de l’état en Angleterre, au Danemark et en Suède pour ne citer que ces pays. A ma connaissance, ils ne sont pas à feu et à sang. Verviers n’est pas le centre du monde Mr Nyssen !
16.3.13
Di Rupo, Reynders et François Ier: à quand la fin de l’hypocrisie?
A titre d’exemple
inverse: combien de représentants officiels de l’Etat belge (et qui,
précisément?), ont assisté à la cérémonie d’investiture de Mme Merkel, de M.
Obama, de M. Hollande ou encore de M. Xi Jin Ping? Pourtant, notre balance commerciale
avec chacun de ces pays excède certainement celle de la Belgique avec le
Vatican. Et que l’on ne me sorte pas la rengaine voulant que le Pape est un
chef d’Etat, blablabla et qu’il n’y aurait pas de rupture de la neutralité.
Tout ça, c’est du pipeau pour éviter de regarder la réalité en face.5.2.13
Le quadra+ hétéro blanc: maître du monde
27.3.11
Le paradoxe d’HEMA : exclure pour mieux intégrer ?

Une fois n’est pas coutume, le foulard est revenu à l’avant de la scène, non pas dans l’enseignement mais dans l’entreprise, avec la décision d’un magasin de la chaîne HEMA de rompre le contrat d’une employée portant le foulard, suite aux plaintes de quelques clients.
Par Michael Privot, Irène Kaufer, Farida Tahar et Stéphane Jonlet
pour Tayush*, groupe de réflexion pour un pluralisme actif
L’événement paraît anodin : une femme portant le foulard est priée de l’abandonner aux portes de son lieu de travail au risque de perdre son emploi. Elle refuse au nom du droit constitutionnel fondamental de tout individu de manifester ses convictions en privé comme en public, puis est licenciée au nom du « droit coutumier » du client-roi. Que faire ? De toute évidence, il faudrait appliquer le principe juridique le plus élevé en pareilles circonstances. Mais, vu que l’objet du litige est un foulard, le bon sens s’évanouit et l’employeur – un magasin de la chaîne HEMA – enfreint la loi en cédant devant les souhaits discriminatoires de ses clients.
Plus interpellante, l’attitude de Randstad, son employeur direct, qui n’infirme pas la décision alors que, par ailleurs, il s'enorgueillit d’appliquer un code sectoriel volontaire de bonne conduite en matière de lutte contre les discriminations. En clair, si un client demande à une agence Randstad de « filtrer » la main d’œuvre qu’elle lui envoie selon des critères non pertinents (genre, ethnicité…), celle-ci est tenue d’informer son client que cela est illégal et de tenter de le faire changer d’avis. Si le client s’obstine, l’agence se doit de refuser de traiter avec lui.
Cependant, ce code ne sert la plupart du temps qu’à décorer les murs des agences, comme Randstad nous le démontre brillamment. Bien que la discrimination sur base des convictions religieuses soit rigoureusement interdite par la loi depuis plus d’une décennie, un grand nombre d'entreprises font systématiquement primer leur intérêt économique sur l’éthique. Cela démontre une fois de plus que, pour progresser vers une réelle égalité des chances, on ne peut compter sur une hypothétique autorégulation des entreprises ; les autorités publiques doivent leur imposer des limites claires.
Plus alarmant encore, cette affaire ouvre une double brèche dans les fondations mêmes du droit à l’égalité de toutes et tous. La première, c’est que le débat sur le foulard envahit maintenant la sphère privée avec des conséquences potentiellement incalculables pour l'accès au marché du travail des personnes issues de minorités ethniques, culturelles ou religieuses. Au-delà de la légitimité ou non de la prise en compte de l’apparence d’un fonctionnaire dans l’exercice d’une fonction d’autorité, la fermeture de l’emploi privé que laisse augurer la récente décision d’HEMA et de Randstad s’annonce catastrophique. En effet, nombre d’individus compétents et motivés, de toutes convictions ou horizons culturels confondus, vont se retrouver marginalisés car ne rentrant pas dans les standards étriqués d’un marché de l’emploi essentiellement blanc-bleu-belge.
Ce n’est pas en écartant du marché de l’emploi, pour des raisons non liées à leurs compétences, des segments importants de la population active que la Belgique parviendra à réaliser l’objectif européen pour 2020 de faire bénéficier d’un travail 75% de sa population active. Pire, l'exclusion de nombreux travailleurs qualifiés issus de minorités ethno-culturelles risque de gâcher pour longtemps leurs aspirations à contribuer au bien-être global de la société.
La seconde, c’est que si l’interdiction préventive du port du foulard par peur de remarques négatives de la part de clients ne date pas d’hier, elle ne fut jamais officialisée comme motif de rupture d’un contrat. Cet aplatissement sans précédent devant les désirs du client-roi est particulièrement interpellant ! Où va-t-on placer la limite ? Si, en suivant cette logique, un client fait des remarques sur un employé noir ou arabe, ou encore gay, de sexe féminin ou ayant un handicap visible… Absurde ! Vraiment ? Ayons conscience de ce qu’implique dans l’organisation sociale le regard intolérant des autres. Comment oser aujourd’hui renvoyer à la face des minorités leur manque d’intégration quand on leur ferme les portes de l’émancipation par le travail les unes après les autres ? C’est d’autant plus absurde que cette nouvelle offensive contre le foulard ne touche évidemment que les femmes, au nom d’une « émancipation » qu’on bloque en les privant de l’accès à l’emploi, donc à l’indépendance économique et la possibilité de faire librement leurs choix de vie !
La question est grave, car elle interroge en profondeur le modèle de société que nous essayons de bâtir ensemble. Et nous ne voulons pas d’une société qui manque de souffle, de vision, de courage et se racrapote sur elle-même. Se priver des ressources de la diversité, c’est se condamner au délitement à plus ou moins brève échéance. Les sociétés les plus dynamiques ont toujours été celles qui ont réuni leur diversité autour d’un projet commun et non celles qui ont extirpé de leur sein la différence.
*Tayush est un groupe de réflexion qui réunit des femmes et des hommes provenant ou non de l’immigration et relevant de traditions et de convictions philosophiques diverses, qui partagent le même projet d’une démocratie inclusive, ouverte à la diversité culturelle et religieuse. (Adresse de contact : groupe.tayush@gmail.com)
2.4.10
Arabie Saoudite, Iran : "Belgique, bienvenue au club !"

Autant être clair dès le début : je m'oppose formellement au port de tout type de voile facial, niqâb, lithâm et autre burqa ou tchadrî.
Selon moi, le port de ces vêtements coutumiers - originaux ou réinterprétés - que certains essaient de mettre sur le dos de l'islam repose sur des interprétations biaisées (pour ne pas dire un viol sémantique) du Texte coranique et de la geste prophétique, sont en déconnexion complète avec la culture et la tradition européenne, et trouvent leurs sources dans des contextes culturels, politiques et socio-anthropologiques à des années lumières de notre réalité. Ces éléments les excluent sans équivoque du champ des possibles comportementaux et vestimentaires musulmans européens.
Ceci posé, la décision unanime de la Commission de l'Intérieur de la Chambre des Représentants de Belgique visant à interdire de manière absolue toute fréquentation de l'espace public le visage partiellement ou totalement masqué fera du 31 mars 2010 un jour noir dans l'histoire des démocraties libérales.
Et quand je dis "de manière absolue", c'est tout relatif : les exemptions sont déjà prévues pour certaines professions, mais aussi pour certaines manifestations culturelles : que les musulmanes en niqâb se rassurent, elles pourront le porter sans crainte pendant le carnaval ! Nos bonnes vielles valeurs et traditions culturelles sont sauves - tout le monde aura bien compris qui est visé(e) à travers cette loi d'interdiction générale !
Pourquoi un jour noir pour les démocraties libérales ?
Tout d'abord, pour la façon dont cette décision a été prise.
A) Aucun débat politique serein préalable sur le fond, mais un unanimisme blanc, majoritaire, crispé sur sa définition étroite de ce qu'est le vivre-ensemble - même Ecolo n'ose plus assumer des positions progressistes, c'est dire si le niveau zéro du débat politique est atteint !
B) Aucun débat sur la question qui aurait impliqué les premières concernées : les quelques dizaines de femmes en Belgique portant le niqâb. Quelles sont leurs motivations, leurs projets, leurs envies, leurs idéaux, ce qui les amène à se retrancher partiellement de la société, à poser ces choix difficilement compréhensibles de l'extérieur ? En vérité, le monde politique s'en fiche comme de sa première chemise, ce ne serait de toute manière qu'une bande d'écervelées, manipulées, soumises, violentées, cloîtrées… à sauver envers et contre tout, surtout leur plein gré…
C) On vient d'assister à un court-circuitage de 1ère classe de la seule enceinte plus ou moins légitime où un tel débat aurait dû prendre place : les Assises de l'Interculturalité. Censées rendre leurs conclusions en juin, elles viennent de prendre un sérieux coup dans l'aile, d'autant que le second parti à pousser pour une mesure législative de cette ampleur est le Cdh. Le parti de la Vice-Première Ministre à l'origine même de ces Assises. Dissensions internes, calculs politiciens sur plusieurs tableaux ? Quoiqu'il en soit tant la légitimité des Assises que celle de Mme Milquet sortent écornées de cette péripétie.
Ensuite pour les motivations sous-tendant cette décision ainsi que pour la décision en elle-même.
A) L'argument de la libération des femmes a rapidement fait long feu. S'il peut être pertinent dans d'autres contextes culturels (genre Afghânistân), les informations parcellaires dont nous disposons aujourd'hui montrent qu'une partie considérable des femmes portant le niqâb sont belges de 2ème génération ou converties à l'islam - s'inscrivant dans une démarche de "born again", de recherche obsessionnelle de pureté et de salut individuel. Que l'on soit en désaccord ou pas avec leurs motivations, il s'agit principalement d'un voilage consenti - Dieu Seul étant à même de connaître et d'apprécier le degré de liberté individuelle à la source de ce consentement. En tant qu'êtres humains sans accès privilégié aux profondeurs des âmes, nous sommes condamnés à n'en connaître que ce que les premières concernées nous en disent.
Dès lors, tenter de libérer contre leur gré des gens qui choisissent de s'isoler ou de vivre en retrait de la société - que cela nous plaise ou non - est une aberration et l'aporie sur laquelle se fracasse inévitablement l'argument de la libération de la femme "en niqâb". Enfin, aucun preux chevalier de la libération de cette dernière n'a fourni d'argument consistant quant à la gestion des conséquences négatives d'une telle interdiction. Si cette personne est véritablement contrainte de porter ce type de vêtement qui constitue ainsi son seul viatique pour rencontrer le monde extérieur, cela ne fera que renforcer son isolement, sans plus de possibilité de contacter des intervenants extérieurs. De quelle libération parle-t-on ? S'il s'agit d'une personne le portant par choix personnel, il est alors question d'un déni pur et simple de son droit de manifester sa religion en privé comme en public, tel qu'il est garanti par la Convention Européenne des Droits de l'Homme qui ne pose comme restriction à ce droit que les menaces à l'ordre, à la sécurité et à la santé publique.
B) Mais là où le délire atteint son comble, c'est lorsque les braves parlementaires à l'origine de cette proposition de loi n'hésitent même plus à écarter d'un revers de la main la seule justification recevable à une telle interdiction: l'argument de la sécurité. Terminé ! Selon leurs interviews, ce qui justifie cette démarche, c'est la nécessité de préserver le vivre-ensemble ! Et c'est là que le concept même de démocratie libérale est vidé de sa substance !
En effet, la préservation du vivre-ensemble n'est reprise dans aucun texte fondateur de nos sociétés comme une base juridique recevable pour restreindre de quelque manière que ce soit la liberté individuelle. Au contraire, celle-ci doit primer et ne doit être limitée que de la façon la plus légère possible pour justement permettre le développement d'un convivium offrant les plus grandes possibilités d'épanouissement individuel et collectif à tout un chacun.
Dans leur volonté crispée de défendre un vivre-ensemble fondé sur un communautarisme majoritaire qui s'ignore, nos parlementaires ont franchi la ligne jaune qui fait passer toute société du statut de démocratie libérale à celui de totalitarisme majoritaire, rejoignant l'Iran et l'Arabie Saoudite dans le club sélect mais peu enviable des rares pays qui prescrivent une norme vestimentaire dans l'espace public et interdisent tout ce qui va à son encontre. Au point de criminaliser les opposants comme c'est le cas aujourd'hui puisque les modifications prévues au code pénal prévoient amendes et peines d'emprisonnement !
Mais les similitudes de s'arrêtent pas là : il y a une cohérence profonde entre les démarches de ces trois pays. En effet, à chaque fois, la préservation de la dignité - voire de la liberté - de la femme est invoquée pour justifier l'injustifiable : la restriction des libertés individuelles de certaines de nos concitoyennes. A chaque fois, c'est un groupe majoritaire qui profite de son poids électoral pour imposer sa loi à une minorité (or toute la philosophie des Droits de l'Homme est précisément de prévenir ce type de dérive). A chaque fois, ce sont des mâles dominants qui montent au créneau pour défendre la dignité, l'honneur et la liberté des femmes et leur imposer ce qui est bon pour elles, ayant recours au besoin à quelques supplétives trop heureuses de pouvoir exister en aboyant avec la meute et en apportant leur caution de femmes, voire de féministes engagées, à cette violence symbolique inouïe commise à l'encontre d'autres femmes professant des opinions différentes.
Un véritable jour noir pour la démocratie et pour la cause des femmes, de toutes les femmes…
Car ne nous trompons pas de cible, ni d'analyse. Ce n'est pas à la promotion du progressisme que nous assistons aujourd'hui, mais au retour d'un ordre moral, blanc, quadragénaire, profondément machiste et inégalitaire, fruit d'une alliance étonnante entre une vieille droite catholique nostalgique, des néo-réacs laïcards de tous poils, des identitaristes désabusés ou qui s'ignorent... le tout sur fond de la perception d'une Europe veille fille ramollie en plein doute existentiel, se préparant à se faire trousser à corps défendant par les virils bataillons islamistes de la célèbre 5ème colonne.
En effet, lorsque l'on entend l'assistante de M. Ducarme justifier sur la BBC cette proposition de loi, arguments coraniques à l'appui, cela fait froid dans le dos, car le politique n'hésite plus à franchir allègrement sa "sacro-sainte" séparation du religieux, prétendant apprendre aux musulmans de Belgique quelle est la bonne interprétation de leur religion et de leur Texte fondateur.
Quand la majorité, à force de loi, prétend ainsi imposer unilatéralement à une minorité sa conception du convivium, sa façon de se vêtir, sa façon de comprendre et de pratiquer sa propre religion, on a tourné la page de la démocratie et l'on s'enfonce dans de sombres perspectives d'avenir. Car à cette aune, on viendra bientôt interdire les gay prides (c'est déjà le cas à Vilnius) ou aux gays et lesbiennes d'être démonstratifs dans l'espace public, puis aux jeunes de s'habiller de telle façon, d'être trop bruyants… Quand une société est prête à une telle remise en cause des droits fondamentaux de certains de ses membres, il n'y a plus de limite au retour de l'ordre moral et du totalitarisme.
Certes, M. Ducarme, entre autres, y est allé de ses rodomontades habituelles, envoyant un signal fort aux islamistes ! Oui da ! Ils tremblent tous dans leurs chaumières devant un tel courage et une telle détermination à défendre la démocratie ! La Sûreté rapporterait même qu'ils seraient en train d'affréter des cars pour un exode massif vers ces lointains pays barbares où l'on ne respecte pas les femmes…
Mais non, je plaisante ! En vérité, tant qu'à être cynique jusqu'à la dernière ligne, si l'on partageait une seconde le délire islamisto-conspirationiste de MM. Ducarme et consort, mais… pourquoi ces islamistes suppôts du nostalgisme califal quitteraient-ils la Belgique ? En effet, à l'aune de mon analyse, ils ont gagné hier, grâce aux soutien béat des petits soldats d'un conformisme majoritaire passéiste et abject, une bataille décisive : grâce à cet étron totalitaire déposé en Commission de l'Intérieur, la Belgique a tourné le dos à une longue tradition de libéralisme éclairé et pragmatique, pour s'engager, à l'unanimité aveugle de ses représentants, sur la voie du renoncement à l'édifice inestimable des droits de l'homme, sur la voie du déni, voire de l'oppression de la différence, de la divergence et de la diversité.
Que ces islamistes fassent preuve de patience et dans quelques années, ils viendront cueillir le fruit d'une Belgique au pas, toute disposée à passer du statut de république des imbéciles à celui de république islamique.
Comme quoi, l'ignorance des uns est toujours l'alliée objective des plus radicaux.
Si au moins, ils avaient voté ce texte ce premier avril, on aurait pu en rire.
Michael Privot
Addendum :
Ne voulant pas laisser accroire que je serais partisan d’un multiculturalisme « version bisounours », je précise encore que ce qui me choque ce n’est pas tant l’objectif que la méthode utilisée. Le port du voile intégral est l’expression, selon moi, sous couvert d’une excessivité normative, d’une volonté de retrait de la communauté majoritaire pour toute sorte de raisons variant autour d’un profond mal-être ou malaise social. Quand quelqu’un est convaincu que sa propre société ne veut pas de lui, le rejette, le marginalise, il ne faut pas s’étonner qu’il souhaite faire un pas de côté sans s’en retirer complètement non plus – marquer sa différence « je suis contre, mais encore avec ». Dès lors, au lieu d’adresser les causes multiples et complexes pouvant mener à ce type de comportement (dont bien sûr mais pas uniquement discriminations, exclusion, faillite scolaire, manque de connaissance religieuse, diffusion d’une idéologie de rupture…), les parlementaires choisissent l’option facile et très rentable politiquement à court terme d'imposer par la loi un convivium particulier (ils réaffirment de manière cathartique « leurs valeurs » et leur cohésion de groupe en engrangeant un maximum de bénéfice politique en termes d’image à un coût insignifiant en matière d’électeurs). Or, le vivre-ensemble, cela se construit ensemble, précisément, pas à coup de trique.
Dès lors, ils s’aliènent plus encore la communauté musulmane dans son ensemble qui, bien que ne soutenant pas le port du voile facial de manière ultra-majoritaire, ressent que cette proposition de loi la vise en particulier. Qu’on le veuille ou non, la communauté musulmane est le partenaire indispensable à toute élaboration d’un vivre-ensemble inclusif et la mieux à même de faire évoluer positivement les mentalités en son propre sein. Se l’aliéner est au mieux une erreur stratégique, au pire une volonté délibérée de nourrir et de faire s’auto-réaliser le clash des communautés.
#2 : Claquer la bise, serrer la main - quand mon paradis dépend de la façon dont je te dis bonjour
Cette pratique, peu connue il y a encore une trentaine d’années au sein des communautés musulmanes, s’est répandue dans les milieux conserva...
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Cette pratique, peu connue il y a encore une trentaine d’années au sein des communautés musulmanes, s’est répandue dans les milieux conserva...
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"...Elle tremblait de montrer quoiiii? Son petit hitsi bitsi tiny winy tout petit petit burqini qu'elle mettait pour la première f...
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(Mise à jour le 5/6/17: ajout des notes (3) et (4)) Depuis 2015 en particulier, le mois de Ramadan correspond avec les journées les plus ...

